L'ombre s'étend
Les jours s'allongent
Les heures se plongent
Dans un présent
Qui se rapproche
Trop doucement
Qui d'un serment
Fait un reproche
Le temps est calme
Le soir clément
La brise est flamme
L'aube est sarment
Le temps et calme
Mais derrière l'onde
Un orage gronde
La vie s'enflamme
Et les visages d'êtres dormants me dévisagent
Grimaçant violemment dans des postures étranges
Que me voulez vous donc démons aux regards d'anges
Mon rêve s'est mué en cauchemard chronophage
Partez !
Laissez-moi !
Mourez !
Craignez-moi !
Des sentiments sans noms envahissent mon coeur
Je tente en vain toujours de contrer mon ardeur
Quand soudain
Une accalmie
Les morts contraints
Par la brise
Se replient
Le temps se calme
Le soir se ment
La brise est calme
L'aube est mourante
Mais quelque part
Au fond de moi
Demeure l'emoi
De ces regards
Je reste hagard